Biophysique

Professeur Marc HENRY
Voir : Eau_et_électromagnetisme_le_point_de_vue_de_la_science
Marc Henry est enseignant-chercheur et professeur à l’université de Strasbourg où il enseigne la chimie, la science des matériaux et la physique quantique. Sa recherche scientifique sur l’eau, la chimie moléculaire de l’oxyde de titane et l’application de la théorie quantique à la réactivité chimique des molécules a donné lieu à plus de cent articles publiés dans des revues scientifiques avec comités de lecture. Son site

YANN OLIVEAUX

Voir : Regard croisé sur l'eau
Yann Olivaux est biophysicien, conférencier, auteur d'articles et d'études sur l'eau en sciences, économie et écologie, membre de l'association " Eau et Rivières de Bretagne " et fondateur de l'association " Eau Future ". Est paru en 2004, un livre écrit par un collectif d'auteurs scientifiques et coordonné par Yann Olivaux : " Quelle eau boire ? Les procédés de structuration de l'eau et la qualité de l'eau.

Les procédés de structuration de l'eau :
La qualité de l'eau est devenue, en quelques décennies, une préoccupation environnementale et sanitaire planétaire majeure. En France, chaque personne utilise en moyenne quelques 150 litres d'eau par jour dont 3 à 5 litres sont dévolus aux besoins alimentaires. Aujourd'hui, un nombre croissant de personnes prend conscience, à des degrés variables, du lien entre la qualité de l'eau consommée et la santé. De ce constat naît une double interrogation : quels critères retenir pour définir une eau alimentaire, et, partant, quelle eau boire au quotidien ?

Eau potable ou eau biocompatible ?
Actuellement, le seul critère légal admis par les autorités sanitaires pour qualifier une eau destinée à la consommation humaine, dont l'eau alimentaire, est celui de la potabilité. Cette qualité d'eau repose sur des paramètres physico-chimiques, microbiologies et organoleptiques. Ceux-ci sont variables d'un pays à l'autre et évolutifs (renforcement des normes par l'application de la Directive cadre européenne de 2015)

A cette notion de potabilité, certains scientifiques et médecins en ajoutent deux autres : la pureté et la structuration de l'eau. Ces trois facteurs constituent le fondement du concept sanitaire plus global de biocompatibilité de l'eau.

L'analyse de la potabilité et de la pureté à souvent été traitée dans de nombreux articles sur l'eau. Selon, par exemple, la bioéléctronique de Vincent, les caractéristiques d'une eau bonne à boire sont les suivantes :

 PH légèrement acide (entre 6 et 7) / rH2 entre 25 et 28 / résistivité entre 60000 (minéralité intérieure à 120mg/litre) et 100 000 Ohms.

Le dernier facteur, objet de débats encore confidentiels, porte le qualificatif de " structuration ", " dynamisation ", revitalisation " de l'eau. Pour le mettre en oeuvre, de nouvelles technologies du traitement de l'eau sont apparues depuis 15 ans, notamment aux Etats-Unis. L'eau issue de ces techniques est dénommée indifféremment " altérée , modifiée ou structurée. Nous avons choisi de dénommer les systèmes produisant ces types d'eau les " Procédées de structuration de l'eau " (PSE)

Les caractéristiques principales des PSE

On peut définir les PSE comme : Tout procédé de nature mécanique, électromagnétique, chimique ou autre (singulier ou mixte) qui influence la structure des molécules d'eau, en modifie les propriétés physiques ou chimiques usuelles et dont l'utilisation sur les animaux, les plantes ou l'homme démontre des bénéfices mesurables sur la santé (de manière préventive ou curative) par l'optimisation des fonctions intra et extracellulaires. Les PSE ne sont ni des purificateurs, ni des adoucisseurs d'eau.

L'étude des PSE montre une grande hétérogénité des systèmes produisant de l'eau structurée. Schématiquement, on peut classer les PSE en différentes catégories : mécaniques (vortex…), chimiques (oxygène et autres éléments), thermique, électromagnétique (électromagnétique, électrique, magnétique, életrochimiques, photostimulation), énergétique (systèmes " informatifs " , ondes de forme, radionique, énergétique humaine…) sonore ou mixste.

A ce jour, nous avons répertorié au total plus d'une centaine de procédés. Parmi ceux-ci, nous citerons à titre d'exemple quelques noms plus connus pour des raisons diverses (historique, spécificité, impact commercial…) Chaque système de PSE présente un argumentaire plus ou moins développé contentant d'une part des allégations physico-chimiques sur les qualités et propriétés spécifiques de l'eau produite et d'autre part des revendications biologiques qui attribuent des vertus sanitaires à l'eau modifiée.

Au delà de la diversité des PSE, ceux-ci partagent un concept commun qui repose sur l'existence d'une eau vivante, structurée, porteuse d'informations biophysiques harmonieuses pour le fonctionnement cellulaire et biologiquement active qui possède des vertus sanitaires par opposition à une eau morte, plus ou moins déstructurée, porteuse d'informations biophysiques négatives pour les cellules et biologiquement inactive ou difficilement métabolisées par les cellules.

Cette base conceptuelle et les arguments qui s'y rattachent, soulèvent principalement trois types de questions sur :

 Le caractère énigmatique de la structure de l'eau et de ses propriétés hors du commun, qu'elles soient répertoriés ou supposées. - La valeur d'alicament (aliment médicament) attribuée aux eaux modifiées

 La crédibilité des affirmations physico-chimiques et biologiques qui reposent trop souvent uniquement sur des bases théoriques ou hypothétiques et qui sont donc trop rarement étayées et validées par des données expérimentales.

Le concept "eau vivante/eau morte"

Objet d'innombrables investigations, l'eau, longtemps dénommée " Aqua simplex ", n'est pourtant un liquide simple qu'en apparence et pose toujours de grandes énigmes à la science. Ainsi, la structure de l'eau liquide reste encore hypothétique car aucun modèle à ce jour ne rend totalement compte des anomalies observées expérimentalement. Parmi ces modèles, le plus simple mais aussi le plus opérationnel d'entre eux propose que les molécules d'eau

s'associent grâce à leurs liaisons hydrogènes, pour former des blocs ou polymères de durée transitoire (durée de vie environ 10-12 secondes), et de taille variable (d'une ou plusieurs milliers de molécules), appelés clusters, qui flottent au sein de molécules isolées.

Les propriétés anormales de l'eau sont déductibles de sa structure et conditionnent ses rôles biologiques. Martin Chaplin a répertorié 38 de ces anomalies parmi lesquelles des valeurs élevées de constance diélectrique, de capacité calorique, de tension de surface… Dans celles-ci, l'eau intervient en tant qu'agent physique (solvant) chimique (milieu de réaction) et biologique (constituant des cellules).

La dynamique et les " résonances " de l'eau

La propriété essentielle de l'eau dans la nature est manifestement, selon Jeanne Rousseau (bio-électronique), l'état dynamique de son équilibre. Selon cette proposition, la particularité d'une eau en mouvement est liée à trois facteurs (chimique, thermique et cinétique) qui conditionnent sa structure.

Celle-ci serait constituée d'un réseau invisible de mailles de nature gazeuse qui possède un comportement élastique selon l'état de dynamisme de l'eau, c'est-à-dire qui se structure grâce au mouvement et se détruit par stagnation. Par ailleurs, diverses observations empiriques (l'effet fertilisant spécifique d'une pluie d'orage, la perte des propriétés thérapeutiques des eaux médicinales après leur mise en bouteilles…), et de nombreuses expérimentations menées sur les propriétés de l'eau, on conduit certains chercheurs à poser l'hypothèse que l'eau est un vecteur d'informations de nature biophysique. Selon ce postulat très débattu, les molécules d'au possèderaient la capacité de capter et de restituer, aux systèmes vivants, des informations de nature électromagnétique et ceci grâce à leur adaptabilité structurelle.

L'eau est-elle un alicament ?

L'homme est, comme la très grande majorité des organismes vivants, un être aqueux. 70% de notre masse corporelle adulte est constituée de cette substance vitale. Quelles en sont les formes ? Dans notre corps, l'eau présente une double répartition : l'eau liée incluse dans nos structures intra et intercellulaires (plus de 80% du total hydrique) et l'eau libre, circulante du sang et de la lymphe. Au niveau des macromolécules cellulaires (protéines, ADN…), sa répartition est triple : une eau lié, une eau structurée (interfaciale) majoritaire dont les propriétés sont très singulières et enfin une eau libre.

Les liens entre l'eau et la santé

Ils sont de deux ordres : structurel (hydratation et configuration des biomolécules (protéines…) et fonctionnel (transport des nutriments, des déchets, des protons et réactions biochimiques, notamment enzymatiques, régulation de l'expression génétique…) D'un point de vue quantitatif d'abord, le corps se déshydrate avec l'âge et la part de l'eau libre de nos fluides corporels augmente au détriment de celle de l'eau liée de nos cellules qui devient plus dense et se renouvelle très lentement. La déshydratation chronique est, selon le Dr. Batmanghelidj, à la base de multiples pathologies comme l'arthrite, les migraines, certaines maladies dégénératives… Autre constat physiopathologique d'importance, un tissu cancéreux possède une proportion plus importante d'eau libre par rapport à l'eau liée qu'un tissu sain.

PROBLÈME DES EAUX CALCAIRES

Le calcaire est naturellement présent dans l’eau (ruissellement et infiltration dans les sols contenant du carbonate de calcium) et n’est pas traité par les villes ou leurs sociétés de distribution gestionnaires.
C’est donc la qualité du sol qui va déterminer la dureté de l’eau (sa teneur en calcium et magnésium, exprimée en degrés français correspondant à 10 mg/l) : les sols crayeux ou calcaires (Ardennes, Picardie, Ile-de-France, PACA, Languedoc -Roussillon) donnent des eaux très dures, le granit ou le sable des eaux douces (Bretagne, Auvergne, Corse).
Le tartre se forme quand les ions Ca²+ et CO3²- cristallisent : par un apport d’énergie thermique (résistances, casserole…) ou cinétique (circulation de l’eau dans les tuyaux, concentration des jets sur les pommes de douche...).

Le tartre augmente les dépenses d’énergie. Il diminue la durée de vie des ballons d'eau chaude, des machines à laver, des cafetières, bouilloires, pommes de douche, etc.
Surtout, il favorise la prolifération bactérienne (Legionella pneumophilia).
Les adoucisseurs et autres processus "à échange d’ions" transforment le calcium et le magnésium en sodium. Ils sont efficaces contre le tartre, mais chers à l’achat et à l’entretien, et surtout polluants : les sels qui régénèrent la résine échangeuse d’ions ne peuvent être traités en station d’épuration et finissent dans la nature tout comme les poly-phosphates.
Les traitements électriques type ’Niessen" ou autres s’avèrent d’une efficacité limitée ou du moins aléatoire.
De même en va-t-il des traitements magnétiques par aimants ou électroaimants, dont le principe est prouvé (le calcium prend sous l’influence du champ magnétique une forme homogène et non entartrant), mais l’application souvent inefficiente. 

IA : En biophysique, l'eau (H₂O) est le liquide de référence et le solvant principal des milieux biologiques (représentant environ 65 % à 70 % du poids corporel chez l'humain). [1, 2]

Propriétés biophysiques majeures de l'eau

  • Structure dipolaire : La molécule H₂O possède une géométrie coudée créant un dipôle électrique fort, ce qui lui confère une constante diélectrique élevée (réduisant les forces d'attraction électrostatique entre les ions). [1]
  • Liaisons hydrogène : Les atomes d'hydrogène et d'oxygène forment un réseau dynamique de liaisons hydrogène intermoléculaires à l'origine de sa cohésion, de sa tension superficielle et de sa capacité thermique. [1]
  • Masse volumique : Elle est maximale à 4 °C (1 g/cm³). [1]

    Rôle dans les solutions et compartiments biologiques

    • Répartition de l'eau corporelle :
      • Eau intracellulaire : environ 40 % du poids corporel.
      • Eau extracellulaire : environ 20 % du poids corporel (répartie entre le secteur interstitiel et le plasma). [1]
    • Pressions et mouvements osmotiques : Les mouvements d'eau à travers les membranes semi-perméables sont régis par la loi de Van 't Hoff, qui relie la pression osmotique (π) à la concentration des solutés selon la formule :
      \(\pi =R\cdot T\cdot \Delta C\)

    Voir aussi : Étude sur l'Eau et les Solutions Biophysiques en Biologie